59 – Vincent Munier

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100 PHOTOS POUR CÉLÉBRER LA BIODIVERSITÉ, ENTRE MENACES ET BEAUTÉ

En cette fin d’année 2018, Reporters sans frontières (RSF) met au pied des sapins un manifeste visuel pour la préservation de la biodiversité ! Vincent Munier, photographe au style inimitable, offre à l’ONG ses plus beaux clichés animaliers. D’incroyables images qui viennent de ses quêtes lointaines et patientes : ours bruns du Kamtchatka, loups blancs et bœufs musqués de l’Arctique, panthères des neiges du plateau tibétain, manchots empereurs de l’Antarctique... Invité naturel de ce projet, le WWF France y dévoile ses décryptages.

Ouvrier horticole à 20 ans pour financer l’achat de son premier téléobjectif, puis reporter-photographe à L’Est Républicain, le jeune Vosgien Vincent Munier décide en 2002 de se consacrer exclusivement et professionnellement à la vie sauvage. Très rapidement, il se fait connaître par une écriture unique où la brume, la pluie, la neige et le blizzard enveloppent poétiquement paysages graphiques et animaux rares, dont on distingue parfois seulement la silhouette.

« Je cherche à transmettre une émotion, à montrer la beauté de la nature, son mystère et sa force.»

Ces images exceptionnelles naissent de quêtes lointaines dans les espaces inhabités près des pôles ou sur les hauts plateaux d’Asie et d’Afrique, et de longues patiences pour se fondre dans le grand blanc et y surprendre ses légitimes occupants. Au fil de ses voyages et de ses exploits photographiques, Vincent Munier s’est naturellement imposé comme l’un des plus grands photographes animaliers de sa génération. Premier à avoir reçu le prix Eric Hosking du concours international de BBC Wildlife trois années de suite, il expose dans des galeries d’art et publie dans des magazines prestigieux à travers le monde.

LE JOURNALISME VERT BROIE DU NOIR

Dans de nombreux pays du monde, les journalistes qui traitent d’environnement ressemblent de plus en plus à leurs confrères et consœurs reporters de guerre ou spécialistes des mafias : quand on ne les assassine pas comme au Brésil, aux Philippines, au Mexique ou en Inde, quand on ne les emprisonne pas comme en Russie ou aux Etats-Unis, on tente par tous les moyens d’empêcher, de saboter ou de confiner leurs enquêtes. La criminalité environnementale et l’urgence écologique, qui décuplent leur courage, convaincront-elles les médias de leur accorder la primauté qui leur revient ?