53 – Jazz

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TOUTES LES SCÈNES DU JAZZ

Depuis ses débuts, le jazz, sur­tout live, cap­tive l’attention des grands pho­to­graphes. Des éclats de musique dans la pénombre des clubs aux sil­houettes fan­to­ma­tiques des petits matins, RSF et Mag­num Pho­tos rendent hom­mage à toutes les lumières du jazz.

La sélec­tion unique de pho­tos qui com­pose le port­fo­lio met l’accent sur ce qui consti­tue l’essence de cette musique, l’improvisation, la col­la­bo­ra­tion et l’innovation, à tra­vers le regard de grands pho­to­graphes de l’agence Mag­num Pho­tos : Guy Le Quer­rec, Den­nis Stock, Leo­nard Freed, Burt Glinn, Robert Capa, Phi­lippe Hals­man et des archives excep­tion­nelles de la Col­lec­tion F. Driggs. Cha­cun a su rompre avec une cer­taine esthé­tique nos­tal­gique et léchée, toute en volutes de fumées et contrastes accen­tués, pour impo­ser un autre regard, décen­tré, intime, fron­deur, complice.

De célèbres fans de la note bleue impro­visent sur ces images et la musique qu’ils aiment : Pierre Assou­line, Jacques Gam­blin, Fran­cis Mar­mande, Jean-Pierre Marielle. Michel Butor, quelques jours avant son décès, a offert à RSF l’un de ses tout der­niers textes. Et Toni Mor­ri­son, prix Nobel de lit­té­ra­ture en 1993, nous ouvre une page swin­gante de son livre Jazz. Jean-Jacques Sem­pé par­ti­cipe éga­le­ment à cet album excep­tion­nel avec un des­sin de cou­ver­ture de The New Yorker.

RSF s’as­so­cie à Mag­num Pho­tos pour un album consa­cré au jazz.

LES FACES CACHÉES DU JOURNALISME

Le jour­na­lisme infil­tré fait l’objet d’un dos­sier : ouvrier immi­gré, femme de ménage, jeune isla­miste radi­ca­li­sé ou réfu­gié en route vers Lam­pe­du­sa, des jour­na­listes adoptent une nou­velle iden­ti­té et une nou­velle vie pour prendre et don­ner la réelle mesure de leurs sujets. Quel est le prix à payer ? Com­ment fait-on pour dis­pa­raître, chan­ger de peau et exer­cer plei­ne­ment son métier ? Gün­ter Wall­raff, grand repor­ter et Fré­go­li alle­mand, s’est fait pas­ser pen­dant deux ans pour un immi­gré turc et tout récem­ment pour un réfu­gié soma­lien. Dans un entre­tien avec Jean-Michel Bois­sier, il livre son regard sur le jour­na­lisme et raconte com­ment il conduit ses enquêtes clandestines.

En zone de guerre, un grand repor­ter se confronte à de ter­ribles réa­li­tés. Magnus Fal­ke­hed, jour­na­liste indé­pen­dant sué­dois pris en otage en Syrie en 2014, témoigne de ses angoisses et de la dif­fi­cul­té d’interviewer les popu­la­tions civiles meur­tries tout en échap­pant aux balles et aux obus : « Un repor­ter ne peut rien empê­cher (sur­tout s’il reste à la mai­son), mais ce qu’il peut et doit faire, c’est pen­ser obs­ti­né­ment à sa sécurité. »